En hommage au "petit prince" de Saint Exupéry.
Le renard et la rose ont tous deux besoin d'amis.
Le coin d'une passionnée d'écriture.
SyndicationLaissez-moi m’inventer ou rêver un voyage
Nous irions à Milan manger une pizza
Et nous contemplerions le labour du colza
Pour tel, je peux risquer de me mettre au chantage
Durant ces doux instants, baignés par le soleil
Tu m’offriras accord pour que je te caresse
Et pour ce prix bénin, tu noieras ma détresse
Pour m’immortaliser, moi, de ton appareil
Je me laisserai sculpter comme nouvelle argile
Sous tes expertes mains, par ton art sensuel
De fins rais lumineux nimbant le visuel
De notre exquise union qui vers sa fin défile.
Un joli balcon en avancée
Accoudée, une oréade attend
Un pétard, deux, cinq, de la fumée
Feux d’artifice dans noir couchant
Une main, adroite, qui enlace
Effleure un téton, durci, tendu
Fait dégringoler la carapace
Et paraît intime individu
L’autre dextre plonge, douce, amante
Direction le dernier petit voile
Qu’elle envahit de façon charmante
Enfin la volupté lui dévoile
Un doigt vif, agité
Apporte l’euphorie
La vie a palpité
En douce féérie.
Dans cet ailleurs à la saveur de paradis
Au clair de lune couleur bonté et tendresse
J’ai désiré l’ange devenu mon ami
Il a bonne vision sur toute ma détresse
Et accomplit en fourmi maints travaux pérennes
Pour transformer mes peurs en sensuelle ivresse
J’ai attendu longtemps autrui qui me comprenne.
Écrire sans ces eaux
N’est-ce pas là gageure
Digne des grands châteaux
Des plus fameux seigneurs.
Car il faut y puiser
Dans ce geyser de verve
Qui aide à deviser
Des déesses, Minerve
Vénus et Athéna
Et autres majestés
Plus près du bel Etna,
Humaines en beauté.
Afin de clamer haut
Le feu qui brûle en braises
Pareil à ces fléaux
Embrasant les malaises
D’infinis idéaux.
Avec ces quelques eaux
Il est aisé d’écrire
Demeurer à niveau
Mais sans, mieux vaut en rire.
Non, tu as tort
Tu n’as pas failli
Pour toi, pas la mort
Mais un gribouillis
Dix ou vingt mots
Ou plus pourquoi pas
Pour fuir gros cahots
Sans oubli d’appas
Charmants attraits
Qui parfois vous nuit
Dans un doux portrait
Qui pourtant luit.
Non tu as tort
Toi, un gagnant
Tu as pris un fort
Pourtant si stagnant.
J’ai regardé loin, mes jeunes années
Où se dessinait longues destinées.
Obscures alors, moments si parfaits,
Ces heures d’enfant aux accents bienfaits,
Sans imaginer futures hyménées.
J’ai connu malheur en ces matinées,
Jeune fille en fleur aux âmes ruinées,
Cherchant le morceau sauvé des méfaits.
J’ai regardé.
Femme maintenant, aux voiles fanées,
J’avance en dedans dans mes maisonnées,
Sourire affiché, mes masques surfaits.
J’avoue pourtant, tout ça m’étouffait ;
Pour recommencer, vivre, ces années,
J’ai regardé.
Attendent spectateurs sur leur assise bistre.
Atmosphère d’éther, à l’aura peu sinistre
Baigne un public conquis, aux habits chamarrés.
Installée à l’avant, une exquise beauté
S’impatiente bien plus que ses voisins atones,
Pris dans des mornes rets de vie monotone.
Fascinée, elle attend ; le film a débuté.
Quand apparaît enfin ce générique aimé,
Tout s’efface alentour et la transe commence
Pour la belle en oubli d’hier en récurrence,
Images, déjà-vu, disparus, consumés.
Sur la toile en blancheur, viennent étranges ombres,
Chinoises nous dit-on, mais riches en rendus,
Pouvant interpeller, en suite de fondus,
La voyeuse à l’avant, perdues dans les sombres.
S’articule un récit, amour et drame unis,
Avec fuite en destin pour seule option finale,
Où maîtresse est la mort, amante virginale
De deux cœurs éperdus, de passions, lien béni.
Témoin privilégié, l’invitée s’enfonce
Dans le conte exposé pour ses yeux dévoreurs.
Souvenirs en commun, signes avant-coureurs
De la révélation, l’attendue réponse.
Au mot fin arrivé, la foule rassasiée
Quitte un lieu sitôt vain, dans un demi-jour frais
Où jaillissent, diffus, d’insaisissables rais,
Derniers feu du soleil pour sa vue extasiée.
Dans le silence ami, elle est toujours en place,
Attendant un écho, cette voix qui surgit,
Qui se révèle enfin, l’aveu qui assagit,
Dévoilant le secret, connu, mais qu’elle efface.
Mais il est bien trop tard, l’ombre de l’écran sort,
S’avance vers l’atman* qui sans bouger patiente,
Conscient de son fatum** ; c’est la fin de l’attente.
Une âme pour les deux, chacune même sort.
Maintenant, elle sait son histoire passée
Qui fut sur un écran contée et ressassée.
*atman : âme
**fatum : destin
De trop petits loups
Si terrorisés
Qu'on doit protéger
Des multiples coups
Je suis telle qu'eux
Recroquevillée
Pleutre et timorée
Je cherche mon dieu
Si vient le bon heur
Je le prends, nul heurt
Ne peux l'empêcher
Pourquoi me punir
Et puis dépérir
Je peux le chercher.
S'éduquer à dire les mots
Apprendre à révéler les maux
Pousser à sortir tout l'amer
Pour enfin chasser la colère.
Restons donc sur cette lancée
Sans la tempête, balancée,
Nous ne devons plus réfléchir
Il est temps de ne plus souffrir.
Où expédier les rancœurs
Pour réparer nos tendres cœurs
Les aider à renaître au jour
Pour connaître l'amour ?
Dès que tout sera réuni
Hors de question d'être punis
Nous libèrerons nos pensées
Bannirons les choses passées.
Nous pouvons ne pas nous mentir
Et forger de beaux souvenirs
Il nous suffit de nous comprendre
Pour éviter de nous méprendre.
Sur ton doux sol, j'ai tenté l'arrimage
Séduite par ton merveilleux plumage.
Avec toi, pas de minute factice,
Je peux vivre un très beau nouveau solstice.
Plus rien de mauvais ne peut m'affliger,
Je peux ma vie à nouveau imager.
Doucement s'évacue ma défense
Et ce bonheur n'a d 'égal plus intense.
Maintenant, je ne craindrai plus la chute
Et un a un, les malheurs je réfute.
Il était une fois trop douce demoiselle ;
Apercevant le loup, la belle s'effraya.
« Oh seigneur » s'écria la tendre jouvencelle,
Devant le grassouillet au poil touffu et ras.
Face à pareil émoi, la bête se tendit,
Jamais semblable lot ne fut entre ses pattes.
« Venez » souffla-t-il, « ne suis-je votre ami ».
Hypnotiques, les yeux sur l'ingénue appâtent.
Sans plus de volonté, deux petits pieds s'avancent
Et lorsque la langue, sa peau humide effleure,
Se propage un frisson qui abat les défenses.
Aux crocs de l'animal, pucelle offre sa fleur.
Le monstre amant raidi prépare son assaut,
Bien fiérot de croquer prise aussi succulente.
Sans plus tergiverser, sans appât, ni appeau,
Mignonne se pâme sous la verge excitante.
Quel joli sentiment cette amitié sincère ;
Fleur dans un bel écrin embaumant le jasmin,
J' ai déniché ce brin, perdu sur mon chemin,
Solide il me défend de l'âme qui lacère.
Doutant de sa bonté, spartiate, il s'incarcère
Dans sa morne prison, tonalité carmin.
Écroué de son fait, mais sans nul parchemin,
Il exclut les plaisirs, son moi brimé macère.
Il doit savoir pourtant le poids de ses bienfaits,
Croissante rédemption de possibles méfaits.
Essentiel à mes yeux, son soutien me sublime.
Je voudrais lui offrir des perles de bonheur,
Un doux rire amener, chasser le mauvais heur,
Ôter ce vieux tissu, guenilles qu'on élime.
Je peux faire semblant, présenter un sourire,
Mais je souffre, j'ai mal d'avoir si peu connu
La douceur de tes bras, le sel de ton corps nu,
Le goût de tes baisers, l'affection dans ton rire.
Je peux bien m'appliquer pour éviter d'écrire,
Mais ne peux oublier mes actes malvenus,
Ni que pour le plaisir, tu n'y es parvenu.
Je l'avais pourtant vu, je ne peux te séduire.
Si je me tourne un rien, je m'aperçois sans mal
De tes nombreux signaux, si parfait récital,
Laissés au fil des mots ou de nos conférences.
Tu ne savais m'offrir à combler mes désirs,
J'ai voulu me mentir, voilà ma pénitence,
Ma honte et mes regrets ; me reste les soupirs.
Dans ma vie, il faisait noir et obscur et sombre,
J'errais sur une route dans ce nulle part,
Lorgnant proches et lointains des chemins sans ombre,
Petites lumières étincelantes d'art.
Puis, cette sente à l'avancée solitaire
En a croisé une autre au paraître pareil.
Les deux ont formé ce carrefour de réveil
Et de lui sont nés des sentiers complémentaires.
Ces ruelles se sont pour un temps confondues,
Se recherchant sans parvenir à se trouver,
Puis, se sont séparées, un peu éperdues,
Mais voisines dans la direction à graver.
Qui sait où iront se promener ces allées,
Leurs horizons éloignés restent indistincts,
Mais maintenant y fleurissent des azalées
Et l'on peut s'y balader, souffle mon instinct.
Rien ne pourra être facile pour autant,
Leurs destinées, en cet instant, restent floues
Et il faudra donc y aller bien prudemment
Pour que cette amitié trouvée ne s'échoue.
Quoi de plus important qu'une relation telle,
Importante, si douce et à la belle aura,
Si même on ne connaît sa destination réelle,
La vivre ne peut être qu'un joli extra.
1, 2 Page suivante
12/03/2010 @ 11:50:08
par louboutin
ugg boots christian louboutin louboutin christian louboutin louboutin shoes [url=http://www.buylouboutin.com]christian louboutin ...
12/03/2010 @ 03:13:38
par louboutin
Cathy, un problème technique : tous ...
28/02/2010 @ 16:25:27
par alfred5657
Merci pour ta visite et ton ...
17/11/2009 @ 09:52:05
par Admin
Très beau poème! "En cadeau du destin, ...
17/11/2009 @ 06:06:47
par Eberen
Jolie réponse qui m'amène un sourire ...
12/11/2009 @ 20:18:39
par Admin
Il suffit de l'écrire Ce blues qui ...
12/11/2009 @ 20:15:36
par philco78