Un voyageur qui viendrait à Thalaresh pour la première fois pourrait ouvrir cette petite porte un peu cachée dans l'avenue de la soif. Il y découvrirait une assemblée de nobles vieillards et le rituel pourrait commencer. Toujours le même, c'est qu'à un tel âge, on a ses petites habitudes.
- Entre voyageur ! viens donc t'asseoir près de nous et prends un verre ! Nous sommes la mémoire orale de la cité, nous aimons raconter ses légendes et ses petites histoires. Es-tu intéressé ?
Pour l'étranger, pas deux solutions, juste se poser sur des coussins et écouter. Il faut dire que dès son entrée, les nobles vieillards fermeraient la porte. Ayant trouvé un public, ils le garderaient de gré ou de force.
- Ce soir, juste pour toi, nous allons te conter la légende des trois tours. On la raconte couramment aux jeunes gens trop fougueux. Pour les mettre en garde, pour qu'ils comprennent.
Un autre doyen prendrait ensuite la parole, souvent le plus vieux d'entre eux.
- Cela se passait il y a très très longtemps avant même la cité détruite par Anibas, du temps de la toute première ville. A cette époque lointaine, elle ressemblait peu à l'actuelle, la vie y était plus souterraine et les murailles n'étaient qu'une palissade de bois. Deux jeunes gens vivaient alors, beaux, impétueux et habiles aux armes. L'une était Sadia, l'autre Faros. Il vint un jour où ils se rencontrèrent et comme il arrive si souvent, l'amour jaillit entre eux. Un amour fort, indestructible plein d'émulation mutuelle. Ils étaient tellement amoureux qu'ils ne se quittèrent plus et les premiers temps, ils vécurent l'un de l'autre. Mais les jours passèrent et ils étaient plein d'énergie. Il leur fallait trouver quelque chose pour la dépenser.
- Adroits aux jeux des armes, ils se mirent à se lancer des défis. C'était à celui qui réussirait les missions les plus osées, les plus folles. Ils n'étaient pas intéressés de savoir qui était le plus fort, mais à trouver toujours plus difficile. Les minutes, les heures, les jours se succédèrent, chacun plus risqué que le précédent. Seulement, il arriva un temps où ils ne trouvèrent plus de challenges à relever et ils recommencèrent à s'ennuyer. Ce fut Faros qui eut l'idée ultime. Celle qui surpassait toutes les autres en termes de difficultés et de dangers. Puisqu'ils avaient tout tenté, il ne leur restait plus qu'à défier Anibas lui-même. Ne s'étaient-ils pas prouvé qu'ils étaient les plus puissants, même un Dieu ne pourrait résister à leurs forces cumulées.
- Un jour, à l'aube, à cette heure entre chiens et loups, ils se mirent en route, armés de leurs épées, de leur volonté et de leur amour. Il ne leur fut pas ardu de dénicher Anibas car celui-ci ne se cachait point. Curieux, ils attendaient ces petits êtres humains qui se pensaient plus fort que lui.
A cet endroit de la légende, souvent, le vieillard marquera un silence entendu. Ils se regarderont tous et secoueront la tête d'un air fataliste. Puis le récit reprendra.
- A peine en présence du Dieu, le combat commença. Et le combat fut court, nul ne peut se croire supérieur à un Dieu et l'issue en fut la défaite pour les deux jeunes amants. A genoux, vaincus, ils regardaient Anibas et celui-ci prononça leur malédiction :
"Vous qui avez voulu m'affronter, vaniteux petits humains, vous serez punis. Pour le reste des temps, vous deviendrez les protecteurs de cette ville que vous avez quitté, mais afin que vous réfléchissiez toujours à votre erreur, vous ne pourrez plus jamais vous rejoindre."
L'être suprême regarda ensuite un petit homme qui les avait accompagné, un témoin qui pourrait attester de leur vaillance.
"Et toi, stupide petit mortel qui a cru en leur projet insensé, tu seras pour toujours ce témoin dont ils pensaient avoir besoin".
- Sur un geste d'Anibas, les trois personnages disparurent pour se retrouver aux portes de la cité. Sadia était devenue la tour gauche, Faros la tour droite. Entre eux, la troisième tour, le témoin de leur folie qui les empêchait pour le reste des temps de se rejoindre.
- On raconte que parfois, certains soirs, on entend les amants murmurer, ils s'appellent en plaintes déchirantes. Mais si on veut surprendre les paroles, on n'entend plus que le vent.
Lorsque l'assemblée de vieillards aura terminé son récit, ils te mettront à la porte voyageur. C'est qu'à cet âge, il ne faut pas traîner pour se coucher.
- Entre voyageur ! viens donc t'asseoir près de nous et prends un verre ! Nous sommes la mémoire orale de la cité, nous aimons raconter ses légendes et ses petites histoires. Es-tu intéressé ?
Pour l'étranger, pas deux solutions, juste se poser sur des coussins et écouter. Il faut dire que dès son entrée, les nobles vieillards fermeraient la porte. Ayant trouvé un public, ils le garderaient de gré ou de force.
- Ce soir, juste pour toi, nous allons te conter la légende des trois tours. On la raconte couramment aux jeunes gens trop fougueux. Pour les mettre en garde, pour qu'ils comprennent.
Un autre doyen prendrait ensuite la parole, souvent le plus vieux d'entre eux.
- Cela se passait il y a très très longtemps avant même la cité détruite par Anibas, du temps de la toute première ville. A cette époque lointaine, elle ressemblait peu à l'actuelle, la vie y était plus souterraine et les murailles n'étaient qu'une palissade de bois. Deux jeunes gens vivaient alors, beaux, impétueux et habiles aux armes. L'une était Sadia, l'autre Faros. Il vint un jour où ils se rencontrèrent et comme il arrive si souvent, l'amour jaillit entre eux. Un amour fort, indestructible plein d'émulation mutuelle. Ils étaient tellement amoureux qu'ils ne se quittèrent plus et les premiers temps, ils vécurent l'un de l'autre. Mais les jours passèrent et ils étaient plein d'énergie. Il leur fallait trouver quelque chose pour la dépenser.
- Adroits aux jeux des armes, ils se mirent à se lancer des défis. C'était à celui qui réussirait les missions les plus osées, les plus folles. Ils n'étaient pas intéressés de savoir qui était le plus fort, mais à trouver toujours plus difficile. Les minutes, les heures, les jours se succédèrent, chacun plus risqué que le précédent. Seulement, il arriva un temps où ils ne trouvèrent plus de challenges à relever et ils recommencèrent à s'ennuyer. Ce fut Faros qui eut l'idée ultime. Celle qui surpassait toutes les autres en termes de difficultés et de dangers. Puisqu'ils avaient tout tenté, il ne leur restait plus qu'à défier Anibas lui-même. Ne s'étaient-ils pas prouvé qu'ils étaient les plus puissants, même un Dieu ne pourrait résister à leurs forces cumulées.
- Un jour, à l'aube, à cette heure entre chiens et loups, ils se mirent en route, armés de leurs épées, de leur volonté et de leur amour. Il ne leur fut pas ardu de dénicher Anibas car celui-ci ne se cachait point. Curieux, ils attendaient ces petits êtres humains qui se pensaient plus fort que lui.
A cet endroit de la légende, souvent, le vieillard marquera un silence entendu. Ils se regarderont tous et secoueront la tête d'un air fataliste. Puis le récit reprendra.
- A peine en présence du Dieu, le combat commença. Et le combat fut court, nul ne peut se croire supérieur à un Dieu et l'issue en fut la défaite pour les deux jeunes amants. A genoux, vaincus, ils regardaient Anibas et celui-ci prononça leur malédiction :
"Vous qui avez voulu m'affronter, vaniteux petits humains, vous serez punis. Pour le reste des temps, vous deviendrez les protecteurs de cette ville que vous avez quitté, mais afin que vous réfléchissiez toujours à votre erreur, vous ne pourrez plus jamais vous rejoindre."
L'être suprême regarda ensuite un petit homme qui les avait accompagné, un témoin qui pourrait attester de leur vaillance.
"Et toi, stupide petit mortel qui a cru en leur projet insensé, tu seras pour toujours ce témoin dont ils pensaient avoir besoin".
- Sur un geste d'Anibas, les trois personnages disparurent pour se retrouver aux portes de la cité. Sadia était devenue la tour gauche, Faros la tour droite. Entre eux, la troisième tour, le témoin de leur folie qui les empêchait pour le reste des temps de se rejoindre.
- On raconte que parfois, certains soirs, on entend les amants murmurer, ils s'appellent en plaintes déchirantes. Mais si on veut surprendre les paroles, on n'entend plus que le vent.
Lorsque l'assemblée de vieillards aura terminé son récit, ils te mettront à la porte voyageur. C'est qu'à cet âge, il ne faut pas traîner pour se coucher.
10 Mai 2012
Syndication
09/04/2012 @ 14:34:57
par alfred5657
Tu deviens quoi ma poulette ? ...
04/02/2012 @ 22:06:59
par Zaroff
Rhooo !!! J'ai tellement plus l'habitude ...
11/10/2011 @ 21:57:30
par Admin
petite erreur : ma nouvelle adresse ...
25/09/2011 @ 12:35:19
par Claudine
Je vois que tu as repris ...
25/09/2011 @ 12:27:36
par Claudine
Ravie de te voir passer sur ...
26/05/2010 @ 16:38:36
par Admin
Pour le coup, mon commentaire premier ...
26/05/2010 @ 16:36:31
par alfred5657