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Noël futur !

Je ferme les yeux quelques minutes

Et je vois trop bien, vision d’horreur

Un peuple amoindri dans la fureur

Des gens condamnés qu’on exécute.


C’est l’hiver, Noël ; la neige absente

N’est que souvenirs des temps passés

Légende qu’on conte aux oubliés

D’une ère à vomir, trop indécente.


C’est l’époque au masque, au mauvais air

Et l’irrespirable y règne en maître

Pour tous les présents et ceux à naître

Dans ce maintenant aux jours pas clairs.


Il flotte partout cette odeur forte

De spleen, de malheur, sombre et profond

Qui anéantit tel un poison

Nous laissant au bout en âmes mortes.


Des murs sans guirlande et nul sapin

Qui estomperait notre grisaille

D’un non-réveillon choir dans la faille

Des regrets à vif et du chagrin.


Dès l’aube se lever pour des cadeaux

Rêvés et pas là, puis la routine

Qui toujours reprend, qu’on abomine

Et on l’accomplit tel un fléau.


Plus rien n’existe en ces lieux noirs

Tout a disparu, gâché par l’homme

C’était annoncé, prévu en somme

Et dans la vision, aucun espoir.


Mais heureusement, mes yeux se rouvrent

Juste un cauchemar, ce n’est pas vrai

Mais dans le futur ? Vite un souhait

Devant les présents que je découvre.


"Faites que toujours vienne Noël

Abstenons-nous de ce sort cruel !"

14 Déc 2011
Admin · 1 vue · 0 commentaires
Catégories: Poèsie
Ma pile à lire !
Ma pile à lire augmente et augmente et bien plus vite que ce que je ne lis. C'est bizarre ce besoin que j'ai, malgré un net ralentissement dans mes lectures, de vouloir mettre de côté des titres qui m'attire.
Quelques échantillons de ce qui m'attend
- La belgariade (les cinq tomes)
- Les aventuriers de la mer (les treize tomes)
- Bilbo le hobbit
- Blaze
- Farenheit 451
- Nouvelles fantastiques de Matheson (les tomes deux et trois)
- La trilogie des dieux de Werber
- 1984
- La guerre des mondes
...

Je continuerai la liste plus tard ;)
11 Oct 2011
Admin · 36 vues · 0 commentaires
Catégories: Discussions diverses
Thorgal (le roman) tome 1
Ecrit par Amélie Sarn et publié aux éditions Milan, il s'agit de l'adaptation de la bande dessinée éponyme.

L'histoire : Ce premier tome regroupe les ablbums 7, 14, 1 et 2 qui retrace les débuts de Thorgal. Son enfance, depuis sa découverte bébé dans une étrange embarcation, après une tempête, jusqu'à son mariage avec Aaricia. En résumé, on suit son enfance d'enfant trouvé et juste toléré par le village viking qui l'a reccueilli (voire détesté par certains) et l'éclosion de son amour pour la jeune Aaricia, fille de Gandalf le fou, chef du village et celui qui déteste le plus le jeune garçon.


Mon avis : J'étais très intriguée par ce roman et après avoir lu une interview de l'auteure, impatiente de le lire. Elle nous promettait de relier les zones d'ombre, de développer certains points, en clair de rester dans le prolongement de la bd tout en appofondissant l'histoire du héros viking.


Moi, je suis franchement déçue. Déjà, niveau écriture, elle est correcte, mais s'adresse plutôt à un public enfant (dix-douze ans) qu'au public ado-adulte qui lit Thorgal. Pour l'histoire elle-même, elle ne tient pas ses promesses. Pour commencer, elle fait l'impasse sur certaines histoires parues en bd (la rencontre entre Thorgal et son grand-père, Xargos, la fugue d'Aaricia pour retrouver sa maman morte, la fuite du jeune garçon après la mort de son père adoptif, l'histoire des trois soeurs immortelles vivant son la montagne), ensuite, elle transforme d'autres passages (le début de l'histoire avec Tjazhi, certains points de l'histoire avec Slive). Pour terminer, elle rajoute certains évènements, ce qui en soit n'est pas mal, mais pas toujours à propos par rapport à l'histoire originale. Dans les anecdotes positives à ce sujet, citons l'histoire de son amie qui finit par se suicider.


Au final, j'ai l'impression, qu'elle a pris ce qui l'intéressait et oublié le reste, plutôt que de faire ce qu'elle avait promis, tenter de relier tous les éléments ensemble (ce qui était quand même tout à fait possible).


J'ai acheté (en même temps), le tome deux que je ne suis pas pressée de lire. Par contre, je l'ai feuilleté par ci par là, curieuse de voir si elle transformait encore l'histoire originale et il apparaît que oui. Déjà oublié le tome trois de la bande dessinée (les trois vieillards du pays d'Aran), du coup, elle fait apparaître la gardienne des clés plus tard et on se demande comment apparaîtra Nichor (qui revient dans le tome 17 de la bd) ensuite quelques transformations comme un laps de temps de quatre ans (au lieu d'une seule année) entre l'histoire de la galère noire et celle d'au delà des ombres, l'apparition d'Alinoë avant même leur arrivée sur l'île (même si ce n'est que dans les pensées de Jolan).


Pour résumer, à oublier ou juste à lire par curiosité. Pourtant, il y avait moyen de faire.

11 Oct 2011
Admin · 23 vues · 0 commentaires
Catégories: Livres
LA BICYCLETTE ROSE

J’ai longtemps hésité avant de retranscrire cette histoire. Au départ parce que je voulais l’oublier, c’était même mon vœu le plus cher mais ce fut impossible. Ensuite, je me suis dit : "à quoi bon !" De toute façon, personne ne me croirait. Mais, il y a eu la photo, retrouvée hier, collée solitaire dans un album. Aucun des autres clichés n’avait eu cet honneur, abandonnés plusieurs pages plus loin, toujours dans l’enveloppe.

Tout a commencé le jour de mes cinq ans. Mes parents m'avaient organisé un goûter et trois gamins du voisinage avaient été invités. Papa organisait de main de maître divers jeux pour nous divertir tandis que maman affichait un air absent inhabituel. Un gâteau, devant lequel nous passions l'estomac dans les yeux, attendait son heure. J'avais reçu mon cadeau, une superbe bicyclette rose qui me fascina dès le premier instant. C’est papa aussi qui m’avait immortalisée assise dessus, fière et inquiète. Je passai mon après-midi à pédaler, insensible au monde qui m'entourait et ne revenant parmi l'assemblée que lorsque Mammy me proposait des bonbons. Ma monture devenait tour à tour un cheval magnifique, une licorne féerique ou un dragon majestueux et me propulsait dans des mondes oniriques captivants.

C'est le soir venu que les choses se gâtèrent. Les invités s'en étaient retournés et ne restaient de la joyeuse après-midi que des reliefs de repas ou des confettis éparpillés sur le sol. Je tempêtais pieds et poings pour rouler encore et Maman refusait. Elle s'était tournée vers Papa pour chercher son appui mais mon père n'était plus parmi nous. J'ai vu le regard de ma mère se ternir. Elle s'est tue et est rentrée dans la cuisine. Mammy qui rangeait les restes de la fête l'a suivie et moi j'en ai profité pour continuer de pédaler sur mon beau vélo au gré de mon imagination qui m'emportait où je le voulais.

Maman est finalement revenue pour me mettre au lit et avec lassitude a accepté que ma bicyclette me suive dans ma chambre. Couchée sur mon matelas douillet, j'entendais les deux femmes discuter, quoique leurs propos, inaudibles, tenaient plus de la dispute que d'une aimable conversation entre une fille et sa mère. Je me lassai bien vite de tenter de saisir le sens de leurs paroles et m'endormis le crâne plein de rêves de randonnées cyclistes plus diverses et aventureuses les unes que les autres.

Le matin, lorsque je me réveillai, je n'avais qu'une idée en tête, filer dehors et sauter sur mon cadeau qui, malgré la nuit passée, continuait de me captiver. Traînant l'engin, trébuchant sous son poids, je dégringolai les escaliers plus que je ne les descendis, pour me retrouver dans la cuisine où la discussion entre ma mère et ma grand-mère se suspendit net, ce qui ne m'étonna aucunement.

Mammy était restée coucher à la maison et toutes deux étaient attablées pour le déjeuner. L'effluve du chocolat chaud éveillait la faim que j'essayai d'étouffer sous des images de bicyclette.

- Papa est parti.

Trois mots, juste trois mots pendant que je mangeais, dont je ne saisis pas toute la signification. Papa n'était pas là, soit mais il reviendrait pour le souper, après le travail. Je ne réagis donc pas et filai le ventre plein dans le jardin.

Les jours qui suivirent, j'attendis que mon père rentre, qu'il tienne sa promesse de m'emmener promener le long du petit sentier qui se prolongeait dans les bois derrière la maison. Mammy s'était installée avec nous et Maman avait souvent les yeux rougis. Ma grand-mère semblait en colère contre elle mais je n'en connaissais pas les raisons. Je ne comprenais pas ce qu'elle pouvait avoir fait de mal.

Pour m'occuper, je passai toutes mes heures libres sur ma bicyclette qui prenait de plus en plus de place dans mon existence. Mammy en avait fait le reproche à Maman mais celle-ci avait refusé de l'écouter. Elle estimait que ça ne me faisait pas de mal de partir ailleurs et de me changer les idées.

Quatre mois plus tard, je me retrouvai seule à la maison. L'envie d'une pomme me fit descendre à la cave et lorsque je remontai, j'entendis les voix des deux femmes qui revenaient de leurs emplettes. Elles se querellaient encore et lorsqu'on m'appela, je préférai ne pas répondre. Je restai donc dans les escalier à les écouter. Autant de temps après, je me souviens encore mots pour mots des paroles qui suivirent.

- Il serait temps que tu tournes la page.
- Je n'en ai pas envie. Comment veux-tu que j'oublie ?
- Il n'est plus là, c'est tout. Et puis, tu n'avais pas le choix.
- J’avais le choix. Je n’étais pas obligée de t’écouter.

    - Tu devais le faire, tu le sais, comme j’ai du le faire avant toi, comme...
    - Tais toi. Tu parles de mon mari, du père de ma fille. Ca ne te fait rien ? Tu t'en fous ?
    - Non ! Mais ce qui devait être fait l'a été, c'est tout;
    - Mais je l'ai tué !

    La phrase avait été lâchée, une phrase que même une gamine de cinq ans pouvait comprendre. Une phrase qui prit mon âme pour me la rendre en lambeau. Je restai figée sur les marches glacées, insensible au froid qui me gagnait, ne sentant pas les larmes qui roulaient en pluie diluvienne sur mes joues. Et mes oreilles continuaient d'écouter alors même que je serrai les poings dessus pour ne plus entendre.


    - Je te l'ai dit. Tu devais le faire comme je l'ai fait avant toi et comme ta fille le fera à son tour dans quelques années. Nous sommes des sorcières Sarah et nous ne pouvons rester avec un homme. Ils bloquent notre pouvoir par le lien qu’ils tissent avec leur enfant. Tu le sais.
    - Non ! Je ne sais rien ! Rien de plus que ce que tu me racontes depuis que je suis toute petite mais qui me prouve que c'est vrai.
    - Nous ne sommes plus nombreuses mais nous sommes des points d'équilibre dans ce monde. C'est pour ça que tu dois absolument transmettre ton pouvoir à ta fille. Nous sommes les garantes de l'avenir de l'humanité.
    - Jamais ! Je serai la dernière, tu m'entends ! et plus personne après moi ne vivra une telle horreur !


Elle sortit en courant et ma grand-mère la suivit. Je remontai comme un somnambule dans ma chambre et me couchai, des visions de mort plein la tête. Lorsque Maman vint me rejoindre, je tremblais de fièvre. Le médecin diagnostiqua une mauvaise grippe. Mais je savais que le mal dont je souffrais était intérieur. Cinq jours durant, je restai clouée au lit à m'efforcer de panser mon âme. Et puis, je récupérai et repris ma vie avec ma bicyclette comme unique consolation. Je ne l’ai plus jamais chevauchée depuis de jour-là, mais je n’ai jamais voulu m’en séparer. Elle est restée dans ma chambre, puis dans toutes les chambres où j’ai dormi.

L'histoire aurait pu s'arrêter là. J'aurais pu faire comme tant d'enfants après un traumatisme, occulter ce que j'avais entendu. J'ai essayé, j'ai vraiment essayé mais je n'y suis pas parvenue. Tout le long de ma scolarité, les voix discutant de la mort de mon père m'ont poursuivie. J'ai fini par abandonner mon espoir d'amnésie et je l'ai remplacé par une promesse de vengeance.

Maman mit en vente la maison et nous avons déménagé, laissant mamy derrière nous, laissant le chaud soleil du midi pour le froid du nord. Le climat correspondait à notre psyché, glacial. Le silence s’est installé entre nous. Maman, si souriante avant, a terni. Elle accomplissait tout ce qui se devait mécaniquement, puis se mettait à la fenêtre, attendant l’heure du coucher. Je ne lui parlais plus que pour le nécessaire et je vivais ma vie aussi petite que je l’étais à l’époque. Grâce à mon but, mes représailles, je n’ai pas dévié du droit chemin, peu intéressée par les dérives.

Lorsque j’ai eu 18 ans, je suis partie. J’ai simplement annoncé à maman que je me rendais chez Mamy. Elle m’a regardé, puis a vite baissé les yeux.

    - D’accord, m’a-t-elle juste dit.

Je crois que j’espérais qu’elle réagisse, mais elle n’en étais plus capable. J’ai dormi une semaine complète chez ma grand-mère, lui souriant, lui tenant la conversation et sortant tous les après-midi pour expulser mon dégoût et ma haine.

Je l'ai étouffée avec un oreiller. Ce fut plus difficile que je l’avais imaginé durant toutes ces années. Elle s'est débattue plusieurs minutes, mais j’ai tenu bon, ne relachant la pression que de longues secondes après qu’elle soit devenue inerte. Je me suis sentie soulagée lorsque ce fut fini. Soulagée, mais pas apaisée.

J'aurais voulu faire pareil avec Maman mais malgré tout le désir que j'en avais, je n’ai pas pu. Je lui ai trouvé des excuses et je me suis persuadée que de la voir souffrir m’était suffisant. 

Je me suis comportée en bonne fille. Tous les samedi, je lui rendais visite. Le jour de notre anniversaire – nous étions toutes les deux nées un 5 avril et je me rappelle que toute petite, elle m’affirmait que c’était moi son cadeau - , je lui offrais un mouchoir, toujours un mouchoir, pour ses larmes, ma façon à moi de lui montrer que je savais. Je pense qu’elle avait compris la symbolique, mais elle n’en a jamais dit mot.

Je me suis posée beaucoup de questions et j’ai un peu cherché. J’avais en souvenir une conversation avec mamy qui m’expliquait que son mari était mort quand maman avait cinq ans et que son propre père avait connu le même sort. J’ai consulté les actes de décès. Pour le premier, il s’agissait d’une chûte. Pour le deuxième, on ne faisait mention que d’une disparition le 5 avril.

Après toutes ces années, je ne sais toujours pas si leur histoire de sorcières censées maintenir l'équilibre et un minimum de paix dans le monde était vraie ou si ce n'était que le résultat de l’esprit dérangé d’une femme n’ayant pas supporté de perdre son père. Mais au cas où, je n’ai jamais voulu avoir d’enfant, refusant même de me marier.

Aujourd’hui, il ne reste plus que moi, maman est morte hier soir. Je l’ai regardée mourir sans un mot. Elle a pris une inspiration, comme si elle voulait dire quelque chose, puis s’est éteinte, emportant ses secrets et me laissant avec mes questions.

Mais peut-être que maintenant, je vais pouvoir me débarasser de ma bicyclette. Je ne sais pas pourquoi, je m’y suis accrochée ainsi toutes ces années. Peut-être pour restée liée à papa, pour ne pas oublier. Peut-être aussi parce que c’était un objet tangible, logique dans une histoire de dingues.

20 Sep 2011
Admin · Aucune vue · 0 commentaires
Catégories: Nouvelles
Buddy Longway : Les saisons d'une vie par Katleen
Buddy Longway est une série en 20 tomes qui raconte la vie d'un trappeur, Buddy, de sa femme indienne, Chinook, et de leur deux enfants, Jérémie et Katleen. Le tome 20 marquait la fin de l'épopée dans cette Amérique du temps des cow-boys et des indiens.

Cet opus est une sorte de conclusion, un petit plus pour les amoureux de la série. Il ne sagit pas d'une bd, plutôt d'une succession de beaux dessins, aquarelles, peintures agrémentée d'un commentaire censément écrit par Katleen, la seule survivante de la famille initiale. L'occasion d'admirer le talent de Derib.


En tant qu'histoire, cet épisode n'apporte rien et semble même un peu léger, juste un prétexte pour le talent de dessinateur de Derib. Ca peut sembler léger, mais la beauté artistique étant là, ça m'a suffit.

05 Jul 2011
Admin · 124 vues · 0 commentaires
Catégories: Livres
Le mythe du commencement de la terre d'Um
Après plus de deux ans de disette au niveau de la création d'histoires, voici enfin un tout petit texte, une légende qui se rapporte à la mythologie qui entoure mon début de roman : "Terre d'Um".

31 Mai 2011
Duma Key
J'ai enfin achevé "juste avant le crépuscule" de Stephen King (que j'avais commencé au mois d'août et puis laissé tomber comme toutes mes lectures durant une longue période).
Donc (pour ceux qui ne le saventpas), il s"agit d'un recueil de nouvelles contenant 13 histoires (tienstiens) allant de huit à soixante pages.
- Willa : qu'attendent David et Willa dans cette gare (ainsi que leurs compagnons) ? Qu'est-ce qui attire Willa dans la ville proche ? Et pourquoi sont-ils les seuls àvouloir y aller ?
Bien aimé ce récit, sympathique et correct.
- Lafille pain d'épice : Emily a perdu son enfant, son mariage n'y a pas survécu et maintenant Emily court. Elle court compulsivement. Mais jusque quand ?
Pas mal, mais j'ai moins aimé. Peut-être à cause du genre dans lequel cette histoire peut être casée et qui ne m'a jamais trop plu.
- Le rêve d'Harvey : Harvey a fait un rêve. Un rêve effrayant. Et quoi de plus naturel que de le raconter à sa femme.
Unehistoire sympa mais qui ne m'a pas accrochée plus que ça (bon sa lecture date du mois d'août et j'ai un peu oublié).
- Aire de repos : Il peut se passer des tas de choses quand on s'arrête sur une aire de repos isolée pour se soulager. Une dispute de couple par exemple. Comment réagir dans ces cas-là ? John Drykstra, connu aussi sous le pseudo de Rick Hardin, va devoir répondre à cette question.
Mêmechose, une histoire sympa mais que j'ai un peu oubliée, sur le dédoublement de la personnalité.
- Vélo d'appart : Quand on aun peu trop grossi et que le taux de cholestérol a fait pareil, quoi demieux qu'un peu d'exercice. Et un vélo d'appart fait parfaitement l'affaire. Sauf que où peut nous mener un vélo d'appart ?
Celle-là, j'ai beaucoup aimé.
- Laissés-pour-compte : Notre héros voit apparaître des objets dans son appartement. Des objets censément disparus dans la catastrophe des tours jumelles. Des objets ayant appartenu à ses collègues décédés. Et qui s'obstine à revenir s'il veut s'en débarrasser.
Petite histoire sympathique mais qui manque d'envergure.
- Fête de diplôme : Quelques heures avant la fêtedevant célébrer leur diplôme, un jeune couple se retrouve chez les parents du jeune homme, une famille aisée dans laquelle la jeune femme ne se sent pas à l'aise. Et puis, tout bascule.
Plutôt qu'un récit, je dirais qu'il s'agit d'un panoramique. Pas vraiment d'intrigue et ça laisse un coup d'inachevé.
- N. : N souffre de toc. De toc épuisants. Il s'en ouvre à un psychiatre. Mais ces toc sont-ils aussi banals que voudrait le croire le toubib ?
Peut-être ma préférée.
-Le chat d'enfer : Halston, tueur à gage, est engagé pour un travail qui sort de l'ordinaire. Tuer un chat. Bien que la mission soit bizarre, il l'accepte.
Une histoire que j'avais déjà lue dans une anthologie quelconque (la seule qui ne soit pas récente). Assez dégueulasse mais pas mal.
- Le New York Times à un prix spécial : Anne reçoit un coup de fil de son mari. Mais le problème est que son mari est censé être mort dans un accident d'avion sans rescapé.
Bonne histoire qui m'en a (un peu) rappelée une autre : "désolé, bon numéro".
- Muet : Monette veut se confesser. Raconter comment sa femme est devenue une accro au jeu d'argent (avec son amant) et comment elle est allé trop loin. Comment également, il a raconté tout ça à un sourd-muet qu'il avait pris en stop.
Une bonne histoire assez classique, mais bien racontée.
- Ayana : Ayana est une petite fille spéciale qui s'est introduite dans une famille veillant un mourant pendant quelques minutes pour changer leur destin.
Joliehistoire, plutôt mignonne même.
- Un très petit coin : Curtishait son voisin Grunwald, mais ne se rend pas vraiment compte que ce dernier lui rend bien cette haine jusqu'au moment où il se retrouve enfermé dans une toilette de chantier, sur un chantier abandonné. Et cette même toilette de chantier se retrouve basculée porte contre terre.Un vrai cercueil.
Un récit très... euh... scato, mais moi il m'a fait marrer.

Dans l'ensemble un bon recueil de nouvelles. En y réfléchissant, peut-être celui que j'ai préféré du King. Pas parce que ses meilleures histoires y sont, mais parce que le niveau reste égal tout du long. Pas de mauvaises histoires et même quelques unes qui m'ont vraiment bien plu.
06 Avr 2011
Admin · 78 vues · 0 commentaires
Catégories: Livres
Dome : Stephen King
Dome de Stephen King : tome 1 et 2

L'histoire : Un samedi d'octobre banal et tranquille dans une petite ville du Maine. Et puis soudain, tout change, un dome invisible recouvre instantanément la localité, en épousant parfaitement les contours. Une marmotte est coupée en deux, un avion s'écrase, des voitures le percutent, des gens s'y cognent. Personne ne peut plus sortir de Chester Mills, personne ne peut plus y entrer. Et personne ne sait ce qui se passe et comment y mettre fin. Cette paisible bourgade se retrouve telle des fourmis dans un aquarium, observée par le monde entier. Peut-être aussi par autre chose.
Une fois la stupeur passée, la population doit faire face. Mais peut-elle faire face quand la ville est dirigée par un duo qui n'a pas en vue ses intérêts mais les leurs. Peut-elle faire face quand le fils de l'un des deux est devenu fou. Peut-elle faire face quand elle dort sur une bombe à retardement. Quelques individus vont pourtant tenter de prendre les choses en main, souvent pour leur propre perte. Qu'arrivera-t-il à tous ces gens ?
Avis : j'ai arrêté de lire il y a déjà quelques années. Pas complètement bien sûr (quelques bd par an, un ou deux romans [voire aucun]), mais plus grand chose. Même Stephen King n'arrivait plus à m'attraper dans ses pages (me reste "Lisey" "Duma Key" "Blade" et "Avant le crépuscule" qui m'attendent). Et puis, j'ai vu "Dome" chez un libraire. Après le petit "oh-un-nouveau-King-il-me-le-faut", je me suis dit que je pouvais attendre avant de l'acheter. A quoi me servait de me presser s'il partait rejoindre les autres sur la pile à lire (qui augmente déjà bien assez comme ça). Mais, voilà, on est fan ou on ne l'est pas et ma bonne résolution d'attente n'a tenu que jusqu'au lendemain. Et je ne le regrette pas. Pas du tout.
"Dome" est un long roman qui nous fait retrouver le King de la grande époque, celui qui nous happait dans ses histoires pour ne plus nous lâcher avant la fin. Un scénario catastrophe, une analyse sociologique, pas de temps mort ou de digression inutile. On a l'impression que l'action n'avance pas et pourtant presque chaque scène participe à la progression de l'intrigue. Ajouté à cela une bonne traduction qui conserve son souffle à l'œuvre (même s'il reste trop de coquilles ou de fautes de frappe à mon avis).
15 Mar 2011
Admin · 228 vues · 3 commentaires
Catégories: Livres
La plume ou le pinceau
Prendre une plume ou un pinceau,
Avec lui, me redessiner,
Gommer les traits par trop grossier,
Affiner le grain de la peau.

Puis je t'enverrai les couleurs,
Afin que tu me parachèves,
Que tu me parfasses sans trève
Et je serai telle une fleur.

Si le travail est impossible,
Tu n'auras qu'à me recouvrir
De peinture blanche à vernir
[Métamorphose en invisible].

Mais ton talent et mon envie
De tout rendre caméléon,
A un chef d'oeuvre de passion,
Finira par donner la vie.

Les contours de nos existences
Se pareront de netteté
Et de reflets diamantés
Eclaboussant notre romance.
02 Mar 2011
Admin · 89 vues · 0 commentaires
Catégories: Poèsie
Bout de peau tentateur
Je vois un bout de peau
Ca me démange un peu
D'y allumer le feu
La manger par morceau.

Dans mon esprit rêveur
J'y promène la bouche
Le frôle de deux trois touches
Pour goûter sa saveur.

Mes yeux gourmands caressent
L'endroit se dévoilant
Du corps de mon amant
J'en deviens chasseresse.

Et me voilà qui rêve
D'une escapade à deux
[Un moment d'amoureux]
Face au jean qui se lève.
02 Mar 2011
Admin · 142 vues · 0 commentaires
Catégories: Poèsie
Travailler
C'est le matin
Faut se lever
Se préparer
Pour le turbin.

Et puis sur place
Faut décharger
Tout installer
Cela sans casse.

Quand c'est posé
Faut nous asseoir
Surtout y croire
Ca va marcher.

Après des heures
Faut supporter
Sans ronchonner
Les rouspèteurs.

Quand c'est fini
Faut remballer
Puis recharger
Moment honni.

C'est terminé
Faut démarrer
Et bien rouler
Pour nous rentrer.

Week-end suivant
On recommence
C'est pas de chance
Faut de l'argent.
02 Mar 2011
Admin · 74 vues · 0 commentaires
Catégories: Poèsie
Gouttes fines dégoulinent
Sur les toits
Gouttes fines
Dégoulinent
Devant moi.

Et je ris
De la scène
Ciel en peine
En tons gris.

J'ai la trouille
Mes bouquins
Sont au bain
Tout se mouille.

Et je pleure
De la vue
Dans la rue
Quel malheur !

Puis la pluie
Lentement
En deux temps
Est partie.

Et je rêve
Du soleil
En éveil
Qui se lève.
02 Mar 2011
Admin · 85 vues · 0 commentaires
Si je pouvais

Toi qui m’as vue un peu trop belle ;

Dans tes yeux, je pouvais m’aimer,

Mes défauts se laissaient gommer

Et je fus déesse Cybèle.


Mais le temps passe et me débelle*,

Me montre telle qu’à blâmer ;

Comment peux-tu donc m’estimer,

Moi qui ne vaut que la tombelle.*


Si je pouvais, je te dirais

Toutes mes souffrances, mon faix*

Qui pèse si lourd sur mon coeur.


Si je pouvais, pour te garder,

Je me mettrais à bavarder

Pour chasser possibles rancoeurs.



* débeller : vaincre (terme ancien)

* tombelle : petite tombe formée d’une éminence de terre

* faix : fardeau

25 Fév 2011
Admin · 87 vues · 0 commentaires
Catégories: Poèsie
Journal
7 novembre (ou "comment un rêve nous met devant les faits")
A l’aube, au sortir du sommeil,
Me vint cette révélation ;
Pour mon ami, naît la passion
Et je souris dans le soleil.

14 novembre (ou "la souffrance de devoir se taire")
Maintenant mon cerveau connaît
Ce que mon cœur savait déjà ;
Il est dommage dans ce cas
De devoir garder ce secret.

21 novembre (ou "le désir secret de deux corps")
Nos sentiments sont toujours tus,
Mais nos yeux parlent bien trop fort,
Nos corps s’aimantent sans effort ;
Je le rêve et je n’en peux plus.

4 décembre (ou "tirer des plans et espérer que tout s'enchaîne")
Je complote un peu, juste un peu ;
Je prie aussi ; pour des flocons,
Qu’ils me préparent un cocon ;
Optique : exaucer tous mes vœux.

5 décembre (ou "quand les désirs se réalisent")
La neige était de la partie
Et la nuit rêvée est venue,
Entre désir et retenue,
Cet écrin où je fus sertie.

5 décembre (ou "comment la journée se passe à rêver")
Le souvenir de ses deux mains
Reste tatoué sur mon cœur
Et mon corps palpite en langueur
De les retrouver dès demain.

7 décembre (ou "le moment de se le dire")
Il est temps de poser des mots,
D’écouter le bruit de l’amour
Qui palpite en nous à coups sourds.
"Je t’aime" se dit en écho.
15 Fév 2011
Admin · 136 vues · 0 commentaires
Catégories: Poèsie
Les mondes de Thorgal / Kriss de Valnor T1
Les mondes de Thorgal, Kriss de Valnor : Je n'oublie rien T1
Scénario : Sente, Dessin : De Vita
L'histoire : Rappelez-vous, dans le tome 28 de la série Thorgal, Kriss de Valnor se sacrifiait pour permettre à Thorgal, Aaricia et leurs trois enfants de s'achapper. Dans ce spin-off de la série mère, nous retrouvons Kriss juste après sa "mort". Enfin, mort n'est pas le terme exact. Elle se trouve dans un état entre la vie et la mort, sur le point de passer devant le tribunal des dieux qui lui ont laissé un éclat de flèche dans le coeur et vont la juger pour décider de son sort. Elle doit leur raconter sa vie et nous apprendrons le calvaire de son enfance et l'origine de son amitié avec le sans-nez qui était son compagnon dans le tome 9 de la série mère.
Mon avis : Thorgal sacrifie donc à la mode actuelle des séries parallèles. Le cycle Kriss de Valnor est le premier produit dérivé et le pari est gagnant. Le scénario est solide en nous offrant un nouveau regard sur la bête noire de Thorgal. Le dessin de De Vita colle à celui du Rosinski des débuts et permet une vraie immersion dans l'histoire. Pour moi, ce début de cycle est aussi intéressant que la série mère.
A noter que les mondes de Thorgal comprendront d'autres cycles, dont un sur Louve, un autre sur Aaricia ou encore un sur la jeunesse de Thorgal.
18 Jan 2011
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Catégories: Livres
Thorgal : La bataille d'Asgard T32
Thorgal : La bataille d'Asgard T32
Scénario : Sente, Dessin : Rosinski
L'histoire : Après avoir récupéré le bouclier de Thor (dans le tome précédent), Jolan doit maintenant se rendre dans le domaine des Dieux, Asgard, pour se procurer une pomme d'immortalité. Celle-ci permettra à la mère de Menthor, ancienne déesse punie par Odin, de retrouver la jeunesse éternelle. Sur son chemin, va se dresser Loki, le dieu fourbe, mais aussi une très jolie déesse qui lui viendra en aide. De son côté, Thorgal continue sa route pour retrouver son fils Aniel enlevé par une secte adoratrice du grand-père de l'enfant qui doit se réincarner en celui-ci.
Mon avis : Dans la continuité directe du tome précédent, la bataille d'Asgard est un joli opus. Sente prend ses marques et tout en se diférenciant quelque peu de Van Hamme, créateur de la série, assure malgré tout une homogénéïté. Le dessin en couleur directe de Rosinski reste magnifique même si personnellement, j'ai la nostalgie du dessin des débuts.
18 Jan 2011
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Catégories: Livres
Survivants (les mondes d'Aldébaran) T1
Survivants - anomalies quantiques, tome un
Dessin et scénario : Léo
L'histoire : Survivants est un nouveau cycle dans la série des Mondes d'Aldébaran (qui compte déjà deux cycles achevés et un en cours). Si les autres cycles narrent les aventures de Kim d'une galaxie à l'autre, ce cycle-ci nous fait découvrir de nouveaux héros et n'a de liens avec les autres (pour l'instant en tout cas) qu'une anecdote tirée des aventures mères (Aldébaran). Lors de la colonisation d'Aldébaran, un convoi en route pour celle-ci fut victime d'un accident et détruit. Une navette réussit à se sauver avant de subir le même sort avec à son bord 12 personnes en hibernation qui se réveilleront sur une planète inconnue. Et que doit-on faire sur une planète inconnue où les communications avec la terre sont impossibles ? Apprendre à survivre et à vivre ensemble. Ce qui n'est pas facile et entrainera une scission dans le groupe et l'émergence des caractères de chacun. Manon, discrète, mystérieuse semble être le personnage à suivre, tout comme Alex, calme et loyal (qui fait une voix off de temps en temps) ou Max, décidé et entreprenant.
Mon avis : Ce nouveau cycle apporte un souffle de renouveau dans la série en nous éloignant des aventures de Kim, qui bien que toujours plaisantes, commençaient à devenir un peu répétitives. Ce premier tome donne envie de lire la suite, intrigués de savoir ce qui arrivera aux différents héros. Le dessin est l'habituel dessin de Léo, entre très bon (paysage, animaux) et moyen (personnages).
18 Jan 2011
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Catégories: Livres
La mort étreint
Enterrée en secret
Par la mort, et ses ombres,
Elle me tient dans ses rêts,
La Cruelle ! En surnombre.

Je ne peux résister,
N'en ayant plus la force
Et me laisse emporter ;
C'est là que tout se corse.

La fileuse qui geint
Dans la ténèbre amante,
En ses bras nous étreint,
Aspire la soufflante.

Qu'est-elle ? Némésis !?
Erynie ou Méduse !?
La femme sans pubis,
Enfantant dans la ruse.

Et quand de son non-corps,
Naît l'être impossible,
Les touts tremblent encor
D'une horreur indiscible.
18 Jan 2011
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Catégories: Poèsie
Une soirée à Mons
Une soirée à Mons, la neige tombait, drue ;
La fête sur la place appelait les curieux,
Mais le passant pressé filait en d'autres lieux,
Si possible, évitant de tomber dans la rue.

L'hôtel nous attendait avec sa chambre écrue.
"Un lit" avais-je dit, prétexte falacieux ;
Il avait accepté, ne demandant pas mieux ;
La nuit se profilait, dans la gêne apparue.

A l'aube du matin, un massage en douceur
Se décline bientôt en caresses du coeur ;
L'air est soudain trop sec, nos regards s'hypnotisent.

Où l'on devait se rendre, hésitants, mais forcés,
Sans avoir aucun choix des feux qui nous attisent,
Nous y avons fini, heureux et enlacés.
03 Jan 2011
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Catégories: Poèsie
La moitié attendue

Plus besoin de regards tournés vers le passé

Quand est trouvée, enfin, la moitié attendue

Et que l’on peut croquer la pomme défendue,

Du bout d’une canine, un geste caressé.


Ce ne fut pas ardu de combler le fossé

Pour nous acheminer dans cette autre étendue

Qui n’est plus l’amitié, mais chose inattendue

- On n’avait point prévu qu’on serait terrassé -.


On ne sait où l’on va, mais voilà peu m’importe,

Je ne résiste pas à ce vent qui m’emporte

Sur une aile esquissée en désirs assouvis.


Je sais que cet écrit n’est qu’une ébauche à peine

Pour tenter de montrer qu’enfin, je suis sereine ;

Grâce à toi, ton amour, maintenant, je revis.

24 Déc 2010
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Catégories: Poèsie

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